GRAND BOULEVERSEMENT !
Séjour en Bolivie 13 novembre-14 janvier 2011.
1ère audience et rencontre le 16/11/10.
2ème audience le 22/11/10 (à nous la vie de famille !)
3ème audience le 08/12/10 (juntos por toda la vida)
Je m'occupe du nouveau blog, il arrive...
Qué hora es en Santa Cruz ?
Ambassade de France en Bolivie
Santa Cruz, une ville que nous espérons découvrir très
prochainement.
Découvrir Santa Cruz, La Paz Voyager vers la Bolivie
La Bolivie vue par
Géo
Séjour en Bolivie 13 novembre-14 janvier 2011.
1ère audience et rencontre le 16/11/10.
2ème audience le 22/11/10 (à nous la vie de famille !)
3ème audience le 08/12/10 (juntos por toda la vida)
Pendant l'attente on a du temps, beaucoup de temps, beaucoup trop de temps parfois.
On utilise plus ou moins bien ce temps.
S'amuser, se changer les idées, profiter (arrhhhh - j'en pouvais plus de ce mot !), imaginer, travailler, décorer, préparer, se préparer et rêver à un avenir que l'on espère le plus proche possible.
Combien de fois ai-je imaginé ce que je ferai, ce que nous ferions quand nous serions trois ou quatre ?!
Et bien voilà, maintenant que nous sommes trois, ça me fait tout drôle de vivre ces moments rêvés...
Des choses simples.
Le parc à deux pas de la maison, le marché en famille, le tour du lac chez nous, le bord de mer, ses premières chaussures K. (et sans doute les dernières !), les achats chez les commerçants du village, le bain, les lectures du soir, les petits déj' en famille, un papa qui fait du vélo avec son fils, un spectacle de cirque....
Ou d'autres plus importantes.
La rencontre, le voyage du retour à trois, la découverte de sa maison & sa chambre (après la coche de mama !), son premier jour d'école (en France), ses premiers mots de français (des bétises), son premier vaccin (aïe aïe aïe), son premier "je t'aime beaucoup"...
Que c'est doux et apaisant de voir notre rêve devenir réalité...
ARTHUR où les petits pieds enfin dans notre vie
Bolivie, un pays cher à nos coeurs
Complicité, calins - on adore !
Deux mois passés dans une bulle
Emotions fortes
FAMILLE enfin !
...
Il était une fois la vie de famille
Juntos por toda la vida
Kilomètres parcourus pour se rencontrer (10000)
...
Merci pour ce beau cadeau
Nove ? (hein ?) mis à chaque fin de phrase d'Arthur
Oriente petrolero, THE équipe de football
Parents
Quinta, notre hôtel
Rêve qui devient réalité
Serennité retrouvée
TROIS membres
Voyage voyage
Whaou, expression favorite d'Arthur
....
Zoologico, notre première sortie en famille
ça aurait pu se faire,
Le 31 juillet 2010, en découvrant deux messages de notre OAA sans savoir ce qu'il en était
Le 1er août, en apprenant qu'un petit garçon nous attendait de l'autre côté de l'Atlantique
Le 20 octobre, en sachant que nous pouvions programmer notre départ 3 semaines plus tard
Le 12 novembre, en quittant notre maison à deux
Le 16 novembre, "le premier jour du reste de notre vie" où notre vie a basculé vers notre rôle de parents
Le 08 décembre, qui a vu notre famille autorisée à vivre ensemble "juntos por toda la vida"
Mais pour moi, même si je reconnais que nous avons tissé de nombreux liens lors de notre séjour, le jour qui marque le début de notre vie à trois est celui du retour à la maison, le 15 janvier.
Nous voici prêts à commencer notre vie de famille, avec nos repères qui devront s'adapter à notre nouvelle condition de parents.
Pour marquer la fin de cette attente qui nous a éprouvée, la fin des doutes & des incertitudes qui nous ont minés, la fin des questions sans réponse, je me fais un plaisir de supprimer les compteurs du blog.
Mais nous n'oublierons pas que depuis le premier courrier envoyé au conseil général, il s'est écoulé 6 ans 1 mois et 2 semaines et que notre coeur a battu 1600 jours en Bolivie avant de voir notre projet se réaliser et nous combler.
La récompense est à la hauteur de notre souffrance ; la Bolivie nous a offert un merveilleux cadeau, un petit bonhomme plein de vie qui nous apporte tellement...
Il nous fait craquer, il nous fait râler, il rit aux éclats, il nous fait pleins de calins, il s'installe dans sa nouvelle vie tranquillement et sereinement.
Nous sommes si fiers de lui, si heureux d'être ses parents et pour reprendre son expression favorite : WHAOU !!!.
Jeter un dernier regard sur l'endroit où nous avons atterri deux mois plus tôt, les têtes pleines d'interrogation
S'assurer que les petits pieds sont bien installés dans l'avion
Constater que les escales que nous avions un
peu redoutées ne sont qu'une formalité pour Arthur ; les halls sont de véritables pistes de courses pour les voitures, les escalators et les tapis roulants géants sont
magiques, les boutiques regorgent de trésors (qu'il ne réclame pas), la comida est là, les jeux avec papa sont différents et les calins sont de la partie aussi.
Arthur s'est endormi avant le décollage du dernier vol et le réveil n'aura pas été facile à Toulouse...
Pour les parents, poser les pieds sur le sol toulousain est un bonheur. Les amis se sont déplacés nombreux et ce n'est pas sans émotion que nous avons franchi les portes de sortie pour les rejoindre.
MERCI LES Z'AMIS !!!!
Arthur a cherché la "coche de maman" qu'il a repéré facilement sur le parking.
Malgré la fatigue des 24 heures de voyage, il a gardé les yeux grands ouverts pendant toute la route.
Sentiment étrange de revenir dans notre maison à trois...
Une page est tournée pour en ouvrir une autre, pleine de vie.
Nous avions imaginé les derniers moments en Bolivie d'une certaine façon mais cela ne s'est pas passé comme prévu.
D'abord il y a eu la demande tardive pour le passeport. Cela nous amenait à espérer le précieux document à une date si proche de celle du départ qu'il était même envisagé de devoir reporter un peu le retour...
Ensuite nous voulions prendre l'avion, pas celui pour la France, un autre, intérieur pour aller découvrir un peu plus le pays de notre fils mais nous avons peiné sur l'organisation et avons dû y renoncer.
Alors nous avons passé une semaine paisible et en famille.
Boucler les derniers achats, vivre nos dernières fois ici et là, fouler le sol de cette ville qui nous a permis de devenir une famille, se débarrasser des corvées lavandaria (qui aurait cru qu'une machine à laver pouvait nous manquer ?!), voir un doc pour des petits boutons sans gravité, poster nos cartes postales, dire au revoir à la mamita d'Arthur...
Le passeport est arrivé à la date prévue (J-2 avant le retour).
Commençait alors le décompte du temps pour obtenir le visa français afin de rentrer à la casa.
On nous a confirmé la veille du départ, à 20h que nous pouvions boucler nos bagages.
Arthur s'activait auprès de nous, pour être certain que nous emmenions bien ses affaires avec nous.
Et puis est venue l'heure de quitter l'hôtel, cet endroit qui nous a accueilli pour devenir une famille, instants à jamais gravés dans nos mémoires...
Le trajet jusqu'à l'aéroport fut particulier. Malgré l'impatience que nous avions à rentrer chez nous, nous avons quand même eu un petit pincement au coeur en nous éloignant de ce qui a été notre environnement familial pendant plus de deux mois.